Communiqué de la direction politique du Lys Noir : Divine surprise !

La France vient d’être victime du crash d’une salle de spectacle et de la sortie de route de quelques cafés et restaurants… Pas davantage.

Pourtant, dans l’hystérie générale, dans l’émotion et la compassion intense avec les victimes, (tous « citoyens du monde ») le gouvernement parle de « guerre totale » ; disqualifiant un peu plus encore le standing « nerveux » que nous serions en droit d’attendre de « gouvernants »…

Ainsi, le mutant de cité qui, en Syrie, s’amuse à traîner des cadavres derrière son pick-up, est-il hissé par Hollande et le Congrès au rang de nouveau Gudérian, de réincarnation vivante de Von Moltke…

C’est donc toute la république qui a perdu la tête à Versailles.

Naturellement, la vérité est moins glorieuse.

Les mutants de cité prêts à mourir sont un nombre infime, y compris sur les 2000 mutants ayant visité Daech en tourisme plus ou moins mytho…

Au sein de cette mouvance réduite, ceux qui rafalent sont même connus par leur nom, de n’importe quel internaute. Ils n’ont actuellement de réserves que pour quelques attentats encore. Peut-être à Noël…

Naturellement, ce ne sont pas de « super-professionnels hyper organisés ».

Naturellement, il ne s’agit que de  méchants bougnoules sans humour formés sommairement mais qui laissent, comme d’habitude, des traces partout et se font même sauter dans le vide lorsqu’ils sont refoulés par un placier de stade…

Naturellement, ils louent des voitures à leur nom et payent avec leur carte bleue. Naturellement, ils logent dans des  quartiers gris où ils louent des piaules à pas cher, quand ils ne sont pas abrités dans des squatts.

Naturellement, lorsqu’ils ne bénéficient pas l’effet de surprise, les mutants se font pulvériser par les forces spéciales de police et atterrissent hallucinés dans les gravas.

Cependant, malgré cette réalité désopilante,  l’esprit de guerre existe, il résiste à toute raison et il constitue pour nous une chance politique inouïe. Cette sidération colossale pour presque rien (entre 1914 et 1918 nous avions connu une moyenne de mille morts par jour pendant quatre ans et demi!) est en effet l’environnement politique dans lequel nous allons agir au cours des prochains mois et prochaines années. Divine surprise !

Lors de son intervention devant le congrès, « pépère » Hollande a suggéré que l’on modifie l’article 36 de la constitution qui évoque l’état de siège. Il apparait (ce qui n’a été relevé par personne) qu’il veuille, par saine prudence, supprimer la référence à l’état de siège qui reste la seule manière de « faire passer » légalement le pays sous le contrôle des militaires.

Nous n’avons évidemment pas les moyens d’empêcher cette modification qui nous retire cruellement un des scénarios possibles et souhaitables. Mais il s’agit finalement d’un détail.

De toute façon, nos contacts avec les généraux montrent assez les limites anthropologiques de ce type humain. Ainsi, avec un camarade parisien nous avons rencontré, à la faveur d’une approche en profondeur, celui qui est pourtant notoirement le plus courageux d’entre eux, le plus ouvertement engagé. Nous sommes tombés sur un homme timide, brave type, pusillanime avec la République, bien que « national »… et facilement impressionnable jusqu’à paniquer devant nous de façon extrêmement surprenante pour un simple petit détail protocolaire.

Cette expérience sur le vif montre toute l’étendue de la catastrophe anthropologique résumée dans l’article de notre revue Arsenal intitulé « le drame infini de nos officiers  catholiques ».

Pépère Hollande a également projeté à Versailles de recréer une garde nationale.

Cela prendra évidemment des années à la mettre sur pied.

En revanche, au lendemain du crash du Bataclan, la France populaire, laissée désormais libre d’exprimer ses sentiments « anti-bougnoules », parlait ouvertement, en ses cafés, de se grouper en milices d’autodéfense, de « faire quelque chose ».

Puisque le gouvernement ne fait rien pour calmer le jeu en ramenant les événements à leur juste importance de fait divers, et qu’il pratique une vibrante surenchère afin de tenir en haleine les journalistes beaucoup trop brunettes de BFM/I-télé,  on peut effectivement imaginer que l’ère anarchique des milices a commencé et que les esprits populaires s’y sentent désormais autorisés par la psychose validée et promotionnée par le gouvernement lui-même.

En ville, grande, moyenne ou petite, les milices sont impossibles.

En revanche, dans les campagnes reculées où subsistent de fortes populations de chasseurs, cette idée est encore concevable sur un mode convivial de « passage en résistance » d’ailleurs préconisé par tous les histrions de la République (Ruquier, Arditti, etc..).

En effet, la campagne, les bars de campagne, regorgent encore de « bonne volontés patriotiques » chez des gens équipés.

C’est cette brèche qu’il faut utiliser.

En récusant par avance toute mise en action des « groupes nationalistes » urbains qui ne servent à rien et sont de toute façon de minable consistance anthropologique et surtout incapables d’encadrer des adultes normaux, il nous faut de toute urgence, sous prétexte de préparation à la « résistance », susciter justement des groupements de « chasseurs et véhicules utilitaires » partout où nous disposons d’un cadre militant de premier plan déjà entouré d’une petite équipe d’amorçage résidant dans un lieu de campagne reculée…

Dans quatre ou cinq endroits du territoire, le seul Lys Noir dispose de cette configuration féconde. On peut estimer néanmoins à une centaine le nombre de « canton ruraux » dans lesquels des organisations amies (plus importantes que nous) pourraient agir de la même façon.

C’est à cela que nous devons travailler car il est devenu hautement probable qu’une implosion politique générale suive le prochain attentat, ou le suivant du prochain. En effet, le gouvernement a grillé ce week-end toutes ses réserves d’émotion, de compassion et de solennité. Il ne peut faire davantage. Entraîné par les chaînes d’info en boucle qui nous gouvernent subtilement, il s’est placé stupidement dans le rouge.

Evidemment, tous nos autres calculs Lys Noir destinés à animer un temps politique désormais révolu depuis le 15 novembre, sont à réexaminer. On modifie le projet M6M, on abandonne PAZOC (mais on en rassemblera la production dans un numéro spécial). On repart à zéro, mais cette fois sur la même ligne de départ que tout le monde.

L’idée d’une « garde populaire rurale », continuité doctrinale de ce que nous avons théorisé depuis longtemps à propos des « véhicules utilitaires », s’appuie simplement sur un changement de « stimuli » et de « libido » révolutionnaire :  Ce que nous avions imaginé autour du RSI ou le la COP 21, le serait désormais autour de « l’esprit de guerre » que le régime aura imprudemment institué à ses risques et périls, puisqu’il ouvre, par sa propre trouille et anxiété devant quelques racailles forcenées, la porte à l’autodéfense, cette notion si peu républicaine…

-Bref, on y va !

-Ou çà ?

-Dans les cafés de campagne, putain  !

-Et comment cela ?

-Avec un manifeste dirigé vers les forces anthropologiques encore saines, une brochure unanimiste à grand tirage…

-Et avec quoi encore ?

-Pardi, avec ce seul « esprit de résistance » répandu par un régime délirant jusqu’au collapse intellectuel ; comme si « Daech », misérable bougnoulerie boursoufflée par quelque égorgements filmés, était déjà devenue une force au dessus de nos puissances nucléaires et de la mégamachine…

La direction politique du Lys Noir (Dirpol)